C'est seulement son second album en huit ans, mais personne ne doit s'y tromper : c'est bien un véritable chef-d’œuvre que Madeleine Peyroux propose en vente libre...
Huit ans après "Dreamland", Madeleine Peyroux revient un peu après la mode des "chanteuses lounge" (Diana Krall, Lisa Ekdahl, Norah Jones etc.). Tant mieux, car Madeleine Peyroux ne joue pas au même étage que ces aimables néo Julie London. Ce nouvel album magique en est la preuve absolue : Madeleine Peyroux, n'est pas seulement une grande, une vraie chanteuse de jazz, c'est aussi une formidable interprète. Le répertoire de ce disque somptueux montre un savoir-faire exceptionnel dans l'art ô combien délicat de l'interprétation : Leonard Cohen ("Dance Me To The End Of Love", dans une version évocatrice du "Comes Love" de Billie Holiday), Dylan ("You're Gonne Make Me Lonesome When You Go"), mais aussi Elliott Smith le temps d'un "Between The Bars" qui se pose comme le clou absolu d'un disque pourtant bien chargé en merveilles... Madeleine Peyroux, comme les grands jazzmen en leurs temps, pioche dans la tradition populaire, qu'elle jazzifie avec un phrasé et un groupe au bon goût absolu. Il y a évidemment ce timbre si proche de celui de Lady Day. Il y a ce sens du silence, du plein et du délié, cette élégance sidérante. Dans ce cas, et même si le fantôme ensorcelant de Billie Holiday flotte tout du long de ce précieux album, peu importe : il n'y a pas de génération spontanée, et le moins qu'on puisse dire, c'est que Madeleine Peyroux assimile ses influences avec une grâce et un talent infinis.
C'est seulement son second album en huit ans, mais personne ne doit s'y tromper : c'est bien un véritable chef-d’œuvre que Madeleine Peyroux propose en vente libre...
Huit ans après "Dreamland", Madeleine Peyroux revient un peu après la mode des "chanteuses lounge" (Diana Krall, Lisa Ekdahl, Norah Jones etc.). Tant mieux, car Madeleine Peyroux ne joue pas au même étage que ces aimables néo Julie London. Ce nouvel album magique en est la preuve absolue : Madeleine Peyroux, n'est pas seulement une grande, une vraie chanteuse de jazz, c'est aussi une formidable interprète. Le répertoire de ce disque somptueux montre un savoir-faire exceptionnel dans l'art ô combien délicat de l'interprétation : Leonard Cohen ("Dance Me To The End Of Love", dans une version évocatrice du "Comes Love" de Billie Holiday), Dylan ("You're Gonne Make Me Lonesome When You Go"), mais aussi Elliott Smith le temps d'un "Between The Bars" qui se pose comme le clou absolu d'un disque pourtant bien chargé en merveilles... Madeleine Peyroux, comme les grands jazzmen en leurs temps, pioche dans la tradition populaire, qu'elle jazzifie avec un phrasé et un groupe au bon goût absolu. Il y a évidemment ce timbre si proche de celui de Lady Day. Il y a ce sens du silence, du plein et du délié, cette élégance sidérante. Dans ce cas, et même si le fantôme ensorcelant de Billie Holiday flotte tout du long de ce précieux album, peu importe : il n'y a pas de génération spontanée, et le moins qu'on puisse dire, c'est que Madeleine Peyroux assimile ses influences avec une grâce et un talent infinis.