Marchant brillamment sur les traces d’illustres aînés comme Alain Souchon ou Benjamin Biolay, Vincent Delerm pose sa voix veloutée, mâtinée d’une verve cynique et désabusée, sur onze titres aux textes narquois et incisifs. A l’écoute de ce disque, on ne peut que reconnaître la virtuosité du jeune chanteur à jouer avec les mots, ne serait-ce que par son sens de la métaphore subtile et de l’ellipse qui fait mouche à tous les coups. Imprégné de nostalgie, cet album, sur lequel on croise pêle-mêle le fantôme de Bukowski, la Fanny Ardant de « Vivement Dimanche » et le Trintignant d’ « Un homme et une femme », est un chef-d’œuvre de lyrisme désincarné et de mélancolie faussement désinvolte.
Accompagné d’un piano et d’instruments à cordes en retrait, Vincent Delherm n’a de cesse de susurrer une vision douce-amère de l’existence, telle la critique amusée du conformisme bourgeois dans Tes parents ou bien le regard sans concession porté sur la mort progressive d’un couple dans Deauville sans Trintignant.
En bref, si vous prisez les textes signés au vitriol et les mélodies intimistes et confinées, cet album est assurément fait pour vous.
Vincent Delerm était attendu au tournant pour son deuxième album studio. On retrouve, avec " Kensigton square ", son écriture subtile. D'une "Natation synchronisée" aux vapeurs mexicaines à l'intimité absolue du "Baiser Modiano", un rien mélancolique, le chanteur décline l'adolescence et les amours avec un charme évident. Vincent Delerm ne parle plus cinéma, mais met en scène ses invités. Irène Jacob offre une voix frêle au suranné "Deutsche Grammophon", Dominique A et Kerenn Ann jouent les équilibristes sur "Veruca Salt" (nom d'un groupe indé des années 90) et "Franck Black". Vincent Delerm fait une nouvelle fois confiance à Cyrille Wambergue pour arranger ses morceaux, le résultat est délicat et juste, entre un ensemble de vingt quatre cordes, l'inévitable piano et une rythmique discrète. "Les filles de 1973 ont trente ans", Vincent Delerm 27 et une belle carrière devant lui.
Marchant brillamment sur les traces d’illustres aînés comme Alain Souchon ou Benjamin Biolay, Vincent Delerm pose sa voix veloutée, mâtinée d’une verve cynique et désabusée, sur onze titres aux textes narquois et incisifs. A l’écoute de ce disque, on ne peut que reconnaître la virtuosité du jeune chanteur à jouer avec les mots, ne serait-ce que par son sens de la métaphore subtile et de l’ellipse qui fait mouche à tous les coups. Imprégné de nostalgie, cet album, sur lequel on croise pêle-mêle le fantôme de Bukowski, la Fanny Ardant de « Vivement Dimanche » et le Trintignant d’ « Un homme et une femme », est un chef-d’œuvre de lyrisme désincarné et de mélancolie faussement désinvolte.
Accompagné d’un piano et d’instruments à cordes en retrait, Vincent Delherm n’a de cesse de susurrer une vision douce-amère de l’existence, telle la critique amusée du conformisme bourgeois dans Tes parents ou bien le regard sans concession porté sur la mort progressive d’un couple dans Deauville sans Trintignant.
En bref, si vous prisez les textes signés au vitriol et les mélodies intimistes et confinées, cet album est assurément fait pour vous.