Il faut un certain aplomb à James Brown, parrain de la soul et de toute musique noire susceptible d'inciter, dans l'ordre, à la fête, à la danse puis au vice, pour revenir en 2003 avec un album de nouveautés et titres revisités, rehaussé de deux remix, intitulé The Next Step (la prochaine étape), comme s'il en était au prologue de sa carrière. Mais voilà, certainement plus âgé que ses artères bouillonnantes, la sex machine ne s'arrête jamais, tourne sans répit, enregistre comme on respire. Un vrai gamin. Cette nouvelle galette l'envoie fricoter avec ces rythmes hip-hop et R&B qui encanaillent la jeunesse et dont il avait déjà fait le tour, il y a trente ans, en une intro de légende calquée sur son rythme cardiaque. Plus en voix (et en jambes…) que jamais, le vieux prophète règle leur sort aux genres (Motivation, Sunshine), revenant invariablement et en collaboration avec le producteur/compositeur Derrick Monk à l'essence d'un style dont il a posé les fondations d'une main, il y a des lustres, tout en frétillant du bassin. Histoire de rappeler que cet homme-là est avant tout né pour les femmes, Send Her Back To Me défile sous une pluie de pizzicati le temps d'un slow à l'ancienne, sensuel et groovy, balancé au ras de la moquette orange…
"Make it funky, the big payback", tout est dit dans le titre. Un best, enfin plutôt un must ! Versions originales et intégrales. Le bonus (live)à la fin du deuxième album symbolise bien la période des chansons choisies : "hot pants" !
Il faut un certain aplomb à James Brown, parrain de la soul et de toute musique noire susceptible d'inciter, dans l'ordre, à la fête, à la danse puis au vice, pour revenir en 2003 avec un album de nouveautés et titres revisités, rehaussé de deux remix, intitulé The Next Step (la prochaine étape), comme s'il en était au prologue de sa carrière. Mais voilà, certainement plus âgé que ses artères bouillonnantes, la sex machine ne s'arrête jamais, tourne sans répit, enregistre comme on respire. Un vrai gamin. Cette nouvelle galette l'envoie fricoter avec ces rythmes hip-hop et R&B qui encanaillent la jeunesse et dont il avait déjà fait le tour, il y a trente ans, en une intro de légende calquée sur son rythme cardiaque. Plus en voix (et en jambes…) que jamais, le vieux prophète règle leur sort aux genres (Motivation, Sunshine), revenant invariablement et en collaboration avec le producteur/compositeur Derrick Monk à l'essence d'un style dont il a posé les fondations d'une main, il y a des lustres, tout en frétillant du bassin. Histoire de rappeler que cet homme-là est avant tout né pour les femmes, Send Her Back To Me défile sous une pluie de pizzicati le temps d'un slow à l'ancienne, sensuel et groovy, balancé au ras de la moquette orange…