L'album définitif du psychédélisme anglais, enregistré en 1967 dans le studio voisin de celui où les Beatles accouchent de "Sgt Pepper". Le Pink Floyd est alors l'instrument de Syd Barrett, génie cintré et leader irresponsable, qui quittera le groupe peu après. Deux longues pièces aux expérimentations sonores hardies dominent ce disque ("Interstellar Overdrive" et "Astronomy Domine") sur lequel on retrouve aussi de petites merveilles pop ("Chapter 24" et surtout "Mathilda Mother") ainsi que des titres plus dépouillés qui annoncent ce que produira Barrett en solo ("The Gnome", "Flaming"). Une musique toute en couleurs et en inventions explosives dont personne (même pas le Floyd survivant) ne semble plus connaître le secret de fabrication.
Bien conscient de l’aspect visuel de leur musique et des nombreuses images qu’elle était susceptible d’engendrer, Pink Floyd a eu un pied dans le cinéma dès le début de sa carrière. Tourné au début des années 70, avant et pendant l’enregistrement de The Dark Side Of The Moon, ce documentaire du français Adrian Maben diffusé en 1974 est un film de concert sans public donné dans l’amphithéâtre en ruines de Pompéi. Des images de sculptures, de mosaïques érodées, de paysages et des techniciens de l’équipe (?) s’intercalent ici entre d’excellentes versions de Careful With That Axe Eugene, Us And Them, Brain Damage ou Set The Controls For The Sun, mais Live At Pompeii vaut également par les séquences du groupe en studio, durant l’enregistrement de leur chef-d’œuvre, The Dark Side Of The Moon.
Les amis des animaux goûteront à coup sûr Mademoiselle Nobbs, un blues “chanté” par un chien (une chienne probablement) mais les amateurs du groupe, nombreux, pourraient bien déplorer que sa bande-son n’ait pas été remixée en 5.1, une hérésie pour un groupe pareil…
8 albums remasterisés en 1992 - The pinkFloyd Early Singles - Livre de 112 pages - 6 cartes postales. compilation en anglais (CD album). Que du bonheur... Un investissement indispensable pour tous les fans d'une légende qu'on espére encore vivante...
Dédié à Syd Barrett, génial fondateur de Pink Floyd resté bloqué en plein voyage lysergique en 1967, "Wish You Were Here" est le digne successeur de "The Dark Side Of The Moon" et constitue l'album le plus planant du Floyd, comme en témoignent la longue suite en deux partie, "Shine On You Crazy Diamond" et la poignante ballade acoustique "Wish You Were Here". Deux titres, plus électriques et plus nerveux ("Welcome To The Machine", "Have A Cigar"), parachèvent cet opus majeur sur fond de textes paranoïaques et torturés. Un grand millésime à savourer chambré.
L'album définitif du psychédélisme anglais, enregistré en 1967 dans le studio voisin de celui où les Beatles accouchent de "Sgt Pepper". Le Pink Floyd est alors l'instrument de Syd Barrett, génie cintré et leader irresponsable, qui quittera le groupe peu après. Deux longues pièces aux expérimentations sonores hardies dominent ce disque ("Interstellar Overdrive" et "Astronomy Domine") sur lequel on retrouve aussi de petites merveilles pop ("Chapter 24" et surtout "Mathilda Mother") ainsi que des titres plus dépouillés qui annoncent ce que produira Barrett en solo ("The Gnome", "Flaming"). Une musique toute en couleurs et en inventions explosives dont personne (même pas le Floyd survivant) ne semble plus connaître le secret de fabrication.
Double album conceptuel et opéra-rock particulièrement ambitieux, "The Wall" est essentiellement l'oeuvre de Roger Waters, compositeur, arrangeur, bassiste et chanteur, ayant fait appel au producteur Bob Ezrin (Lou Reed, Alice Cooper, Kiss, etc) pour enfanter, non sans douleur, ce monstre protéiforme. Autobiographique, "The Wall" symbolise l'isolement émotionnel de Waters qui évoque son père absent, sa mère abusive, et la rigidité d'un système scolaire implacable l'ayant traumatisé à vie. Le héros de ce règlement de comptes, la rock-star Pink, finit par s'imaginer dictateur, son public devient son peuple et la folie meurtrière dans laquelle il sombre s'avère irréversible. A méditer avec vigilance.