Deux enfants de la techno, Caroline et Michel, alias Miss Kittin & The Hacker, incarnent aujourd’hui avec talent le retour triomphal des eighties dans l’electro de ce début de millénaire. Tout au long de ce disque paradoxalement futuriste, on retrouve pèle-mêle le minimalisme des premiers singles de Depeche Mode, le lyrisme glacé de Soft Cell, la douce décadence d’Erasure, le tout revu et corrigé par un duo aguerri à l’efficacité « Made in Detroit ». Sexy (voire même cru au niveau des lyrics), dépouillé, un brin ironique parfois, ce disque peut être considéré comme le manifeste d’une époque ouverte à toutes les directions,… tout en gardant un œil dans le rétroviseur. Miss Kittin , The Hacker
Véritable icône de la scène electroclash, Miss Kittin nous fait pénétrer dans son intimité, loin des strass et des paillettes, ouvrant, à l’image d’une Alice, son Pays des Merveilles, construit autour de sonorités éparses et de rythmes tout en fluctuations, alternant avec subtilité electro, house ou electronica. Sa sélection plutôt pointue (Delarosa & Asora, Alexander Robotnick, Autechre, Blaze, Panasonic….) cherche avant tout à procurer du plaisir, alternant rythmiques et ambiances mid-tempo, poussée qu’elle est par la volonté farouche d’allier danse, méditation et émotions.
Textures arides ou sophistiquées, rythmiques calculées, suites d'accords blanches et implacables, hooks décochés méthodiquement mais avec génie, la princesse de l'electroclash, née Caroline Hervé, confirme son statut de trublionne et rappelle que la dance de qualité est faite pour être écoutée assis, pour mieux en goûter toutes les nuances. Acoquinée avec Tobi Neumann et Thies Mynther, Miss Kittin fait plus fort que Peaches en embrasant les guitares ("Professional Distortion"), en réveillant le fantôme de la new wave synthétique ("Clone Me"), en haussant le verbe ("Requiem For A Hit") ou en renouvelant le dub ("Dub About Me"). Parce qu'elle pousse très loin tous les bouchons à la fois, MK est en train de marquer l'histoire de l'electro qu'elle contnue d'aborder bille en tête, avec élégance et des tonnes d'aplomb.
Deux enfants de la techno, Caroline et Michel, alias Miss Kittin & The Hacker, incarnent aujourd’hui avec talent le retour triomphal des eighties dans l’electro de ce début de millénaire. Tout au long de ce disque paradoxalement futuriste, on retrouve pèle-mêle le minimalisme des premiers singles de Depeche Mode, le lyrisme glacé de Soft Cell, la douce décadence d’Erasure, le tout revu et corrigé par un duo aguerri à l’efficacité « Made in Detroit ». Sexy (voire même cru au niveau des lyrics), dépouillé, un brin ironique parfois, ce disque peut être considéré comme le manifeste d’une époque ouverte à toutes les directions,… tout en gardant un œil dans le rétroviseur. Miss Kittin , The Hacker