Le Moyen Âge. Le décor est planté dès la pochette (Le Jardin des délices de Jérôme Bosch) et ce cinquième album de Dead Can Dance est certainement celui qui restitue le mieux la quintessence de l'œuvre du groupe. Au programme danse italienne du XIVe siècle ("Saltarello"), chant catalan du XVIe ("The Song Of The Sybil"), réminiscences de chants religieux ("The Arrival And The Reunion", "The End Of Words", "Wilderness"), cornemuses et boîtes à rythmes ("As The Bell Rings..."), world music médiévale sur le magnifique "Radharc". Le tout agrémenté de quelques instruments d'époque (la nôtre) et de percussions utilisées à la perfection. Sans oublier les voix. Exceptionnelles. Possédée et parfois inquiétante chez Lisa Gerrard ; simplement magnifique chez Brendan Perry (écouter le sublime "Black Sun"). Une œuvre envoûtante et inclassable.
Pas de doute, avec 'spleen and ideal', DCD signe là le plus bel album de son répertoire. En couverture, une statue visible au Père Lachaise donne la tonalité de ce magnifique opus...
Ce disque est musicalement extraordinairement riche et equilibré, on ne s'en lasse pas et il vous laisse a chaque écoute plonger dans son univers mystique, émotion garantie sur une bonne chaine hifi.
Conçue comme un condensé du luxueux coffret "1981-1998", cette compilation propose un choix que ne renierait pas un fan : les 8 albums du duo Dead Can Dance sont visités, aucun grand classique du groupe n'est omis, et 3 titres assez rares ont été inclus dans la sélection, dont "The Lotus Eaters", dernier morceau enregistré par DCD. Le meilleurs choix possible pour quelqu'un qui souhaite découvrir rapidement (et à moindre frais) l'étendue des styles visités par DCD : classique, world music, new wave, chants sacrés, new age... Une musique mystique, empreinte de gravité, interprétée sur instruments traditionnels, percussions et synthé, avec les voix magnifiques de Brendan Perry et Lisa Gerrard (la voix de la BO de Gladiator).