Après un fructueuse tentative d'orgie jazz/drum'n'bass/hip hop avec le novateur "The Dawn" (1998), le trompettiste Erik Truffaz lance ses nouvelles investigations en terre acoustique. Troisième album pour la mythique écurie Blue Note, "Bending New Corners" introduit une forme de jazz urbain mêlant ballade à la beauté classique (Betty) et drum'n'bass atmosphérique (More & Less). Le poète-rappeur Nya est également de la partie sur quatre thèmes ; son "flow" apporte à la musique du quartet un groove solide. Au bout du compte, un album visionnaire qui ne se coupe jamais d'une certaine tradition.
Après un fructueuse tentative d'orgie jazz/drum'n'bass/hip hop avec le novateur "The Dawn" (1998), le trompettiste Erik Truffaz lance ses nouvelles investigations en terre acoustique. Troisième album pour la mythique écurie Blue Note, "Bending New Corners" introduit une forme de jazz urbain mêlant ballade à la beauté classique (Betty) et drum'n'bass atmosphérique (More & Less). Le poète-rappeur Nya est également de la partie sur quatre thèmes ; son "flow" apporte à la musique du quartet un groove solide. Au bout du compte, un album visionnaire qui ne se coupe jamais d'une certaine tradition.
Erik Truffaz rassemble sur ce nouvel album les éléments qui ont fait le socle de son travail, mêlant rythmes urbains et musiques du Monde, acoustique et électrique, spontanéité de l'improvisation et compositions minutieusement architecturées.
Après l'extraordinaire succès que l'on sait (plusieurs disques sur ce prestigieux label, Blue Note ; l'adoubement de la scène drum'n'bass, outre-Manche; des concerts sold out, au cours de tournées -marathons...), le trompettiste choisit de faire une pause, quittant le registre musical de l'ancien quartette (augmenté du rappeur Nya), pour s'évader en terre d'aventure. Ses partenaires : le contrebassiste Michel Benita (membre de Palatino, adorateur de Jarrett, grand instigateur de climats folky...), le guitariste Manu Codjia (tout jeune, mais que l'on s'arrache dans le petit monde du jazz), le batteur Philippe Garcia (foisonnant, nuancé, maître d'une pulsation inflexible).
Le changement de cap (provisoire ?), conduit le trompettiste droit au nirvana, pour une réussite incontestable. Et, supplément d'âme et de dépaysement, le oud d'Anouar Brahem, et la voix de Mounir Troudi, apportent sur deux plages distinctes une touche d'ailleurs : irrésistible.
Après avoir installé avec succès son style sous influence rythmique drum & bass, Erik Truffaz s’est donné le temps de respirer. Deux ans de congés sabbatiques plus tard, le revoilà avec une nouvelle orientation. Enregistré à Lausanne, « The Walk of The Giant Turtle » emprunte un sentier non pas rock, comme annoncé, mais électrique. Accompagné de Marcello Giuliani, Marc Erbetta et Patrick Muller, le trompettiste place avec autorité son instrument sur des compositions riches en atmosphères, dont l’apparente quiétude se voit contredire par de brèves compressions ou de soudains changements de climat. Un mélange qui rappelle les travaux d’un très célèbre Sorcier.