Ce coffret est trés sympa, il s'ouvre comme un livre : les CD sont gréffer sur l'interieur(2 de chaque coté) et au milieu le livret qui contient de magnifiques photos et des articles passionnants. Seul bémol, certaines pistes d'origine n'ont pas été restaurées ce qui donne des chansons presque inaudibles ... dommage mais bon ce n'est qu'une minorité de chanson .. A posseder pour tous les fans en complément du superbe coofret : the completes studio recording qui lui est sans reproches!!
De tous les albums des Doors, "L.A. Woman" est incontestablement le plus abouti et le plus sophistiqué. D'ailleurs, ce n'est pas un hasard si le groupe a fait appel à la guitare rythmique de Marc Benno pour finaliser un projet ambitieux qui, malheureusement, est le dernier à être porté haut et fort par la voix grave, graveleuse et sensuelle de Jim Morrison, à l'époque barbu, obèse, et en voie de clochardisation céleste. Hymne à ce succube en rut qu'est Los Angeles, ce disque, gorgé de funk ("The Changeling"), de blues hantés ("Been Down So Long", "Cars Hiss By My Window", "Crawling King Snake" de John Lee Hooker, "L'America", "The WASP"), et de ballades débridées ("Love Her Madly", "L.A. Woman", "Hyacinth House"), pose la dernière pierre d'un mausolée kaléidoscopique et protéiforme, et s'achève sur "Riders On The Storm", road-movie harmonisant les basses ouvres de tueurs en série.
Contrairement aux albums précédents, « The Soft Parade » prend du temps pour être enregistré : en fait, le groupe est en plein flottement et Jim Morrison semble beaucoup plus préoccupé par la littérature que par ses activités en studio. Du coup, Robby Krieger donne de nouvelles colorations au rock des Doors (abondance de cuivres et de cordes, digressions country).
Boudé à sa sortie, cet album presque « atypique » recèle cependant de vrais petits trésors, à commencer par Wild Child que le Roi Lézard co-signe avec son amie Pamela.