Neuf mois après leur premier album, les Doors sont de retour avec un album plus fouillé, plus travaillé que le précédent (on est alors à l’aube des enregistrements en huit pistes et le groupe californien profite de ces nouvelles possibilités ; Ray Manzarek expérimente même les premiers Moogs !).
« Strange Days » révèle un groupe complexe et inspiré à travers des titres beaucoup moins évidents, souvent très littéraires bien que toujours provocateurs (Love Me Two Times sera d’ailleurs censuré par les radios), hantés par la poésie d’un Jim Morrison de plus en plus fiévreux.
Dans la collection des Bright Midnight, ce live à l'Aquarius Stadium de Hollywood s'inscrit dans la période post-Miami des Doors. Contrairement à la couverture, Jim avait sa barbe (en 70) et son intonation de voix est beaucoup plus faible qu'auparavant. Pour ainsi dire, il poursuit sa descente aux enfers... Cependant la prestation musicale est excellente, subliminale. On regrette le manque d'audace de Jim, mais c'est une période de sa vie qu'il faut respecter. Attendez vous à d'autres lives de cette collection, notamment celui de Chicago.
Ce coffret est trés sympa, il s'ouvre comme un livre : les CD sont gréffer sur l'interieur(2 de chaque coté) et au milieu le livret qui contient de magnifiques photos et des articles passionnants. Seul bémol, certaines pistes d'origine n'ont pas été restaurées ce qui donne des chansons presque inaudibles ... dommage mais bon ce n'est qu'une minorité de chanson .. A posseder pour tous les fans en complément du superbe coofret : the completes studio recording qui lui est sans reproches!!
Une porte s'ouvre. découvrant un des groupes majeurs de la fin des sixties. Dès ce premier album, sorti aux premiers jours de l'année 1967, les Doors empilent avec rage ce qui va vite devenir leurs "classiques". Monument acid rock ("Break On Through To The Other Side"), envolée lyrique ("Cristal Ship"), clin d'oil à Kurt Weill ("Alabama Song"), hommage à Willie Dixon et Howlin' Wolf ("Back Door Man"), rock lumineux calibré hit ("Light My Fire") et long épilogue aux allures freudiennes ("The End").
Tout est dit ou presque. Le reste, tout le reste sera du bonus. Et quel bonus !