On peut dire que pour un chanteur qui n'affectionnait pas la scène au début de sa carrière, Jean-Jacques Goldman s'est bien rattrapé. Voici déjà son sixième live, enregistré à Lille lors de sa tournée d'avril à décembre 2002 (125 concerts en tout). 800 000 spectateurs sont venus acclamés le chanteur à cette occasion et ont retrouvé avec bonheur des versions inédites de ses tubes incontournables : Veiller tard, Envole moi, Encore un matin, Puisque tu pars... La plupart des titres de son dernier album studio "Chansons pour les pieds" (Les choses, Tournent les violons, le single Et l'on n'y peut rien) sont présents sur ce nouveau double live, qui contient une fois encore une bonne dose d'énergie, indispensable à l'univers de Goldman.
« L'unique ambition de ces chansons : faire que des gens se lèvent, se regardent, se parlent, se frôlent, chantent et dansent. Juste des chansons pour les pieds... » Voici ce que livre Jean-Jacques Goldman sur son nouvel album. Une sorte de pied de nez à une certaine idée de la chanson française, qui doit automatiquement être une chanson à textes... Mais ce n'est pas pour autant que Jean-Jacques Goldman n'a pas soigné ses paroles, dont les thèmes demeurent inchangés : un regard doux-amer sur la société et l'amour.
C'est donc bel et bien côté musique que Jean-Jacques Goldman étonne dans ce nouvel opus. Même si sa patte est bien présente sur de traditionnels rocks, ballades (La Pluie...) et hymnes rassembleurs (Ensemble), le compositeur a forcé le trait de certaines de ces influences au niveau des arrangements : celtique, disco et même techno (l'étonnant C'est pas vrai). Un melting-pot qui offre ce qui semble être à ce jour le meilleur album de Goldman, en tout cas le plus étonnant.