A en croire le nombre de téléspectateurs réunis devant le poste (plus de 10 millions) la veille de la sortie de ce double album, le public est toujours aussi friand de la formule "enfoirés". Et c'est tant mieux, puisque l'association créée par Coluche voici 16 ans a toujours autant besoin d'aide et de fonds.
La nouvelle cuvée (enregistrée à Lyon fin janvier) est dans la lignée des précédentes éditions : surprises, rigolade, émotion et petits nouveaux (cette année Alizée, Faudel, Daniel Lévi.). Du rire donc avec "Les Jolies Colonies de vacances" ou encore "Les Brunes comptent pas pour des prunes". D'autres reprises donnent des frissons : "Je voulais te dire que je t'attends" magnifié par le trio Bruel, Maurane et Isabelle Boulay, ou l'émouvant "Mon vieux" chanté par Goldman et Lââm. Sans oublier "Le Pouvoir des fleurs" repris par tous, symbole de lendemains qui, à force, devraient bien finir par chanter.
A en croire le nombre de téléspectateurs réunis devant le poste (plus de 10 millions) la veille de la sortie de ce double album, le public est toujours aussi friand de la formule "enfoirés". Et c'est tant mieux, puisque l'association créée par Coluche voici 16 ans a toujours autant besoin d'aide et de fonds.
La nouvelle cuvée (enregistrée à Lyon fin janvier) est dans la lignée des précédentes éditions : surprises, rigolade, émotion et petits nouveaux (cette année Alizée, Faudel, Daniel Lévi.). Du rire donc avec "Les Jolies Colonies de vacances" ou encore "Les Brunes comptent pas pour des prunes". D'autres reprises donnent des frissons : "Je voulais te dire que je t'attends" magnifié par le trio Bruel, Maurane et Isabelle Boulay, ou l'émouvant "Mon vieux" chanté par Goldman et Lââm. Sans oublier "Le Pouvoir des fleurs" repris par tous, symbole de lendemains qui, à force, devraient bien finir par chanter.
En 1995, pour la cinquième édition des Enfoirés et les dix ans des restos du cour, la soirée se passe à l'Opéra comique. L'album débute par "10 ans, ça suffit" (titre chanté par Bruel et Vanessa Paradis), symbole d'un combat qu'il serait bon de voir finir. Pour célébrer jusqu'au bout l'anniversaire, s'ensuit "La Chanson des restos", porte-drapeau du mouvement, chantée ici par un collectif de filles allant de Liane Foly à Muriel Robin. Un nombre impressionnant d'artistes sont venus à l'appel de Goldman, qui fait ici une seule apparition en duo avec Michel Fugain sur "Je n'aurai pas le temps". Un disque où figurent des duos inattendus, comme Smaïn et Gilbert Bécaud sur "Alors raconte", ou comme le sportif Basile Boli et Carole Fredericks sur "Je l'aime à mourir". Et ce sont ces mélanges incongrus qui font le charme du genre.
En 1993, peu après la mort de Michel Berger, les Enfoirés, pour leur troisième édition, décident de consacrer leur spectacle annuel à Starmania. Michel Berger, bien que n'ayant jamais jusqu'alors fait partie de l'aventure, avait bien cette mentalité d'"enfoiré" (on se souvient notamment de ses actions pour l'Afrique avec Balavoine). Un disque qui respire ce mélange si caustique de chanteurs et de comédiens (souvent des comiques). Josiane Balasko et Pierre Palmade viennent ainsi chanter "Quand on arrive en ville" et Les Nuls "Besoin d'amour". Yannick Noah se transforme en un étonnant "Travesti" et Peter Kingsberry, lui, vient chanter le magnifique "Only very the best" (extrait de la version anglaise de "Starmania" qui date de 1992), tandis que Goldman et Bruel se retrouvent sur un vibrant et si symbolique "Monopolis".
L'an 2000 marque la quinzième saison des Restos du cour. Le mouvement compte aujourd'hui 200 centres et 36 000 bénévoles. Ces fêtes sont aussi un peu l'occasion de leur rendre hommage. Le disque débute par une chanson de l'organisateur en chef, Jean-Jacques Goldman. Depuis le début des Enfoirés, ses titres ont été mis à toutes les sauces. Ici, il s'agit d'un "Au bout de mes rêves" collectif. Plus loin, Elsa, Liane Foly et Hélène Ségara se retrouvent pour un très beau "Pour que tu m'aimes encore". Ces soirées jonglent toujours entre titres émouvants et plus kitsch. Patrick Fiori et Pascal Obispo s'embarquent ainsi dans un "Qui saura" mémorable juste avant que Zazie, Pierre Palmade et Patrick Timsit ne se fendent d'un "Mon truc en plume" non moins croustillant. Pour le final, les Enfoirés entonnent "Chanter", titre qui fait également office de single.