L'orchestre, dans une constante et flamboyante mobilité rythmique, consume un à un les vingt et un thèmes de ces Danses hongroises. Pas plus que les Rhapsodies de Liszt, les Danses de Brahms - quoique authentiquement hongroises - ne sont l'aboutissement d'un travail de recherche au sens ethnologique du mot. Il s'agit davantage d'une " manière " hongroise de considérer le matériau musical, de syncoper, de faire tournoyer ou galoper des sections entières de l'orchestre à la manière de Mazzepa sur son cheval, tout en conservant l'ingénuité d'airs que l'on retient dès la première audition. Festives et nostalgiques tout à la fois, comme le sont parfois les mélodies tziganes, ces danses sont animées d'une dimension épique surréelle. Claudio Abbado, à la tête d'un Orchestre Philharmonique de Vienne étincelant, sait mettre à la fête ces microcosmes dans un tournoiement d'ivresse qui ne peut que séduire.
Avec ce nouvel album, Hélène Grimaud aborde un répertoire ultra-romantique qui lui va comme un gant, lui permettant de jouer de sa large palette expressive et technique.
L'orchestre, dans une constante et flamboyante mobilité rythmique, consume un à un les vingt et un thèmes de ces Danses hongroises. Pas plus que les Rhapsodies de Liszt, les Danses de Brahms - quoique authentiquement hongroises - ne sont l'aboutissement d'un travail de recherche au sens ethnologique du mot. Il s'agit davantage d'une " manière " hongroise de considérer le matériau musical, de syncoper, de faire tournoyer ou galoper des sections entières de l'orchestre à la manière de Mazzepa sur son cheval, tout en conservant l'ingénuité d'airs que l'on retient dès la première audition. Festives et nostalgiques tout à la fois, comme le sont parfois les mélodies tziganes, ces danses sont animées d'une dimension épique surréelle. Claudio Abbado, à la tête d'un Orchestre Philharmonique de Vienne étincelant, sait mettre à la fête ces microcosmes dans un tournoiement d'ivresse qui ne peut que séduire.