Probablement le meilleur album du groupe, alors à l'apogée de son art. On y retrouve le traditionnel équilibre entre hard rock terriblement excitant (les célèbres "Black Dog" et "Rock And Roll", mais aussi l'obsédant "Misty Mountain Hop") et ballades folk somptueuses ("The Battle Of Evermore" où Plant chante en duo avec la grande Sandy Denny et "Going To California"). Ceci est parfaitement illustré par la chanson la plus connue du groupe, l'épique "Stairway To Heaven", véritable tour de force musical, où l'atmosphère et le tempo évoluent de la délicatesse acoustique à la furie électrique, mais également par le plus obscur "When The Levee Breaks", qui préfigure l'orientation future que prendra Led Zeppelin sur des titres comme "Kashmir".
Il n’existait jusque là qu’un seul live officiel de Led Zeppelin, le catastrophique « The Song Remains The Same ». Les millions de fans de ce groupe capable d’exploits surhumains en concert désespéraient d’entendre un jour le Zeppelin dans toute sa splendeur. Ceux-là peuvent dire adieu à leur ancestral exemplaire de « The Song… » et se précipiter vers coffret triple CD les yeux fermés et les oreilles grandes ouvertes. Au programme, et sur trois CD, deux concerts enregistrés les 25 et 27 juin 1972, à Los Angeles. Le groupe est alors au summum de sa carrière, a sorti quatre premiers albums parfaits et s’apprête à révéler « Houses Of The Holy » (dont plusieurs morceaux sont joués durant ces performances). Le résultat est tout simplement confondant : jouant avec une grâce diabolique, le groupe est capté à son zénith. Des morceaux folk aux furies électriques, tout est parfaitement joué (Bonham, en particulier, est saisissant), avec un sens du groove hallucinant, parfaitement enchaîné, et souvent, dans baignant dans une démesure que peu de groupes peuvent se targuer de maîtriser (25 minutes pour « Dazed And Confused », 23 pour un « Whole Lotta Love » exterminateur…).
« How The West Was Won » est non seulement le meilleur live de Led Zeppelin, ce qui est facile, mais compte désormais surtout comme l’un des dix meilleurs live de tous les temps. Naturellement, le son est parfait, puisque c’est Jimmy Page qui s’est chargé de concocter cette merveille.
Ce double album ambitieux présente une variété de styles rare dans la discographie de Led Zeppelin, probablement en raison de la diversité de provenance des morceaux, enregistrés entre 1970 (l'acoustique "Bron-Yr-Aur") et 1974. Ainsi le superbe "Houses Of The Holy" provient des séances de l'album du même nom enregistré en 1972. On retrouve bien sûr des blues épiques ("In My Time Of Dying"), du hard rock ("Sick Again"), mais aussi une tentative funky étonnante ("Trampled Under Foot") et un titre country rock tendance Stones ("Down By The Seaside") ! Mais le sommet de ce disque est évidemment l'incroyable "Kashmir", mélange inouï de hard rock et de musique orientale, d'une originalité totale, que seul Led Zeppelin pouvait réussir.
Probablement le meilleur album du groupe, alors à l'apogée de son art. On y retrouve le traditionnel équilibre entre hard rock terriblement excitant (les célèbres "Black Dog" et "Rock And Roll", mais aussi l'obsédant "Misty Mountain Hop") et ballades folk somptueuses ("The Battle Of Evermore" où Plant chante en duo avec la grande Sandy Denny et "Going To California"). Ceci est parfaitement illustré par la chanson la plus connue du groupe, l'épique "Stairway To Heaven", véritable tour de force musical, où l'atmosphère et le tempo évoluent de la délicatesse acoustique à la furie électrique, mais également par le plus obscur "When The Levee Breaks", qui préfigure l'orientation future que prendra Led Zeppelin sur des titres comme "Kashmir".
Après la parution de Led Zeppelin IV, le dirigeable de plomb (nom du à une boutade de Keith Moon, batteur des Who) etait attendu au tournant. Le défi fut relevé, sans toutefois egaler son prédecesseur (il faut que HOTH aurait été considéré comme un chef d'oeuvre à nimporte quel moment de leur carrière). Les chansons sont rythmées, parfois profondes (no quarter) et les paroles de Plant commence à ressembler à quelque chose (Plant, malgré tout ce que l'on peut dire, n'etait pas un grand parolier : ecoutez les 3 premiers albums, notamment le 2, et la chanson The Lemon Song...). Cela dit le Zep nous a offert un album de toute beauté, et ne sera plus inégalé par la suite...