The very best of Led Zeppelin Early days and later days. S’il est un groupe qui a su marier puissance et finesse, c’est bien celui-ci. Ces quatre garçons aériens (à ne pas confondre avec les garçons dans le vent), comme le dirigeable dont ils empruntent le nom (une idée de Keith Moon, batteur des Who), ont marqué le rock’n’roll au fer rouge des Gibson. Cette compilation regroupe leurs plus grands chefs-d’œuvre dans un double CD qui vous mène (via l’escalier) vers le paradis musical. Après avoir donné un nouveau souffle au rock’n’roll qui s’embourgeoisait, en posant les bases du hard-rock (Whole Lotta Love) et montré sa maestria dans d’autres genres comme le blues (Since I’ve Been Loving You ) ou le folk (Baby, I’m Gonna Leave You), le dirigeable incontrôlable pousse ses expérimentations un peu plus loin en incorporant des synthétiseurs sans rien perdre de sa puissance originelle (le progressif Achilles Last Stand). Mais, s’il y a deux chefs-d’œuvre à retenir de ce Best Of, ce sont bien le légendaire Stairway to Heaven (quelle montée en puissance !) ainsi que l’oriental et hypnotique Kashmir aux cordes de velours et au rythme implacable.
En 1980, la tornade Zeppelin s’arrête en même temps que le tonnerre Bonham. Finalement, Led Zeppelin s’est consumé sans jamais s’écraser. Cette compilation nous prouve que ces alchimistes du rock’n’roll sont bien des cosmonautes ; toujours au-dessus des autres…
Ce double album ambitieux présente une variété de styles rare dans la discographie de Led Zeppelin, probablement en raison de la diversité de provenance des morceaux, enregistrés entre 1970 (l'acoustique "Bron-Yr-Aur") et 1974. Ainsi le superbe "Houses Of The Holy" provient des séances de l'album du même nom enregistré en 1972. On retrouve bien sûr des blues épiques ("In My Time Of Dying"), du hard rock ("Sick Again"), mais aussi une tentative funky étonnante ("Trampled Under Foot") et un titre country rock tendance Stones ("Down By The Seaside") ! Mais le sommet de ce disque est évidemment l'incroyable "Kashmir", mélange inouï de hard rock et de musique orientale, d'une originalité totale, que seul Led Zeppelin pouvait réussir.
Dès son premier album, Led Zeppelin frappe fort, avec un son totalement nouveau (même s'il doit beaucoup à Cream et au Jeff Beck Group), basé sur des couches de guitares finement travaillées, le jeu de batterie lourd et précis de John Bonham et la découverte de l'immense chanteur qu'est Robert Plant. Le blues est évidemment à l'honneur, avec deux reprises de Willie Dixon ("You Shook Me" et "I Can't Quit You Babe") et une adaptation superbe de "Baby I'm Gonna Leave You", mais les titres originaux sont tout aussi excellents, entre premiers pas du hard rock ("Good Times Bad Times", "Communication Breakdown") et restes de psychédélisme hérité des Yardbirds ("Dazed And Confused"). Un tournant de l'histoire du rock.
Après la parution de Led Zeppelin IV, le dirigeable de plomb (nom du à une boutade de Keith Moon, batteur des Who) etait attendu au tournant. Le défi fut relevé, sans toutefois egaler son prédecesseur (il faut que HOTH aurait été considéré comme un chef d'oeuvre à nimporte quel moment de leur carrière). Les chansons sont rythmées, parfois profondes (no quarter) et les paroles de Plant commence à ressembler à quelque chose (Plant, malgré tout ce que l'on peut dire, n'etait pas un grand parolier : ecoutez les 3 premiers albums, notamment le 2, et la chanson The Lemon Song...). Cela dit le Zep nous a offert un album de toute beauté, et ne sera plus inégalé par la suite...