U2 - All that you can't leave behind. Pour un peu, on les aurait ratés. Pour fêter vingt ans de carrière et s'assurer qu'un vent de tempête soufflerait les bougies à leur place, Bono et sa clique de rockers héroïques font paraître un disque de rock discret comme on n'en fait plus (et comme eux n'en ont jamais enregistré) d'indie pop modeste mais inspirée. "Beautiful Day" décapsule d'un coup sec ce nouvel opus aux sons clairs puis laisse la place aux futures intouchables que sont "Stuck In A Moment", gospel épique, ou "Walk On", moulinée par un arpège au regard fixe. Dévoilant un U2 qu'on qualifiera de plus humain comparativement aux débauches technologiques des années 90, "All That You Can't Leave Behind" continue de montrer le quatuor irlandais politiquement préoccupé ("Peace On Earth"), près de ses racines ("In A Little While"), batailleur ("Wild Honey") mais rarement arrogant. Sans avoir besoin de se raccrocher aux branches de sa propre légende, U2 surprend son monde et les autres en jouant la carte de l'authenticité et en resserrant les boulons au plan de la composition. C'est décidément un très beau jour...
Arrivé au bout de sa logique heroic-rock clinquant, U2 est allé chercher les producteurs Daniel Lanois et Brian Eno, pour s'échapper vers d'autres contrées musicales. Ici, seul le single "Pride (In The Name Of Love)" rappelle la flamme héroïque des tubes précédents ("Gloria", "New Year's Day", Sunday Bloody Sunday") ; le reste du disque serpente dans des grands espaces hallucinatoires aux sonorités atmosphériques, noyées dans un brouillard ambiant. Appuyées sur des rythmiques étouffées, les guitares de The Edge tissent de longues séquences aquatiques et Bono maîtrise sa voix pour donner un chant à la fois plus lointain et enrichi de nouvelles modulations, comme sur l'élégiaque "Bad" ou "MLK". Le meilleur album du groupe durant les années 80.
Le grand classique du U2 première période, ce « War » de 1983 était le troisième album du groupe, toujours produit par l'omniprésent Steve Lillywhite (également futur producteur des Pogues et de son épouse Kirsty McColl, fille d'Ewan). Ce fut le bon : entré directement numéro un des charts anglais, il consacra U2 aux Etats-Unis, qui devint alors un groupe de stades. L'album est constitué de dix chansons aux allures d'hymnes, tout particulièrement les fameux New Year's Day et Sunday Bloody Sunday, au contenu fortement engagé traitant du fameux dimanche sanglant irlandais. Un album incontournable, qui marqua l'éclosion d'un nouveau genre, le rock héroïque (Simple Minds, Big Country, etc.).
U2 - How to Dismantle an Atomic Bomb. Voici le nouvel album de ROCK irlandais de l'année. Un U2 comme on aime. Mélodie, instrumentation, texte... Merci aux 4 "Fantastiques" de prouver aux critiqueurs de bas étages qu'ils sont toujours les meilleurs.
U2 - All that you can't leave behind. Pour un peu, on les aurait ratés. Pour fêter vingt ans de carrière et s'assurer qu'un vent de tempête soufflerait les bougies à leur place, Bono et sa clique de rockers héroïques font paraître un disque de rock discret comme on n'en fait plus (et comme eux n'en ont jamais enregistré) d'indie pop modeste mais inspirée. "Beautiful Day" décapsule d'un coup sec ce nouvel opus aux sons clairs puis laisse la place aux futures intouchables que sont "Stuck In A Moment", gospel épique, ou "Walk On", moulinée par un arpège au regard fixe. Dévoilant un U2 qu'on qualifiera de plus humain comparativement aux débauches technologiques des années 90, "All That You Can't Leave Behind" continue de montrer le quatuor irlandais politiquement préoccupé ("Peace On Earth"), près de ses racines ("In A Little While"), batailleur ("Wild Honey") mais rarement arrogant. Sans avoir besoin de se raccrocher aux branches de sa propre légende, U2 surprend son monde et les autres en jouant la carte de l'authenticité et en resserrant les boulons au plan de la composition. C'est décidément un très beau jour...
L'album qui mit le monde à genoux en 1987. En prolongeant le travail entrepris sur « The Unforgettable Fire » (producteurs, sons et obsessions américaines sont reconduits), « The Joshua Tree » fut le carton absolu. En Angleterre évidemment, troisième album d'affilée du groupe à être directement numéro un et album certifié platine le plus rapidement de l'histoire (28 heures !). Mais surtout aux USA, où l'album ainsi que les deux singles With Or Without You et I Still Haven't Found What I'm Looking For furent numéro un. Avec un disque plutôt sombre, U2 était devenu le plus grand groupe du monde. Et même les journalistes parlaient de chef-d'œuvre : c'est dire...