Depuis quelque temps, il est de bon ton de railler Oasis pour la qualité déclinante de ses disques au fil des ans. Pourtant, force est d’avouer que « Be Here Now », succédant aux feux d’artifice sonores que furent « Definitely Maybe » et « Morning Glory », n’est pas aussi mauvais qu’on veut bien le croire. La voix de Liam Gallagher, compte tenu de la faiblesse de certaines mélodies du disque, y prend une tournure quasi épique en insufflant une énergie salvatrice à des titres comme My Big Mouth, I Hope, I Think, I Know et It’s Gettin’ Better (Man !!), titres à l’entrain communicatif qui prouvent avec panache que l’inspiration artistique du groupe est toujours au rendez-vous.
Du reste, quelques plaisantes mélodies, comme Be Here Now et Stand By Me, rehaussent encore un peu plus la qualité de cet opus qui, s’il n’est pas l’un des meilleurs du groupe, demeure toutefois un excellent album de pop/rock. C’est déjà ça !
Depuis quelque temps, il est de bon ton de railler Oasis pour la qualité déclinante de ses disques au fil des ans. Pourtant, force est d’avouer que « Be Here Now », succédant aux feux d’artifice sonores que furent « Definitely Maybe » et « Morning Glory », n’est pas aussi mauvais qu’on veut bien le croire. La voix de Liam Gallagher, compte tenu de la faiblesse de certaines mélodies du disque, y prend une tournure quasi épique en insufflant une énergie salvatrice à des titres comme My Big Mouth, I Hope, I Think, I Know et It’s Gettin’ Better (Man !!), titres à l’entrain communicatif qui prouvent avec panache que l’inspiration artistique du groupe est toujours au rendez-vous.
Du reste, quelques plaisantes mélodies, comme Be Here Now et Stand By Me, rehaussent encore un peu plus la qualité de cet opus qui, s’il n’est pas l’un des meilleurs du groupe, demeure toutefois un excellent album de pop/rock. C’est déjà ça !
Fleurons d'un rock britannique qu'ils avaient réveillé avec fougue dans les années 90 en deux premiers albums imparables, les têtes à claques d'Oasis semblaient se reposer depuis, sur les lauriers de leurs exploits passés. Talonné par la jeune garde, maltraité par la critique, le leader Noel Gallagher a rassemblé ses troupes pendant de longs mois en studio pour mettre au point le solide "Don't Believe The Truth" qui sonne comme un véritable sursaut d'orgueil. Jouant avec aisance dans son pré-carré traditionnel, du riff stonien de "Lyla" au final "Let There Be Love", splendide ballade à la John Lennon, l'aîné Gallagher s'est aussi aventuré sur le palpitant "Mucky Fingers" vers les contrées fantasmées du Velvet Underground et de Bob Dylan. A ses côtés, son frère Liam chante avec une conviction retrouvée et signe avec réussite les compositions les plus directes de l'album (dont la très Beatles "Guess God Thinks I'm Abel") tandis que les contributions d'Andy Bell et Gem Archer injectent une teinte psychédélique à l'ensemble. Véritable oeuvre de groupe, variée et cohérente, relevée par la production incisive de Dave Sardy, ce sixième album d'Oasis résonne ainsi comme une réponse cinglante aux détracteurs des insolents frères Gallagher.
Oasis, un an après le réjouissant « Definitely Maybe », déployait une nouvelle fois l’artillerie lourde pour l’enregistrement de son second opus, « (What’s the Story) Morning Glory ? ». Le succès aidant, les musiciens semblent sur ce disque plus apaisés et vont jusqu’à se risquer à larmoyer quelques ballades sucrées comme Wonderwall et Champagne Supernova, singles évidents dont les stations FM se sont fait un délice durant de longues semaines. Mais les mélodies lancinantes que Noel Gallagher, selon le digne exemple de ses mentors Paul McCartney et Ray Davis, n’a pas son pareil pour composer, prêtent également leurs atours à une électricité fébrile, notamment sur Some Might Say, Morning Glory et Hello où ledit musicien se livre à des parties de guitare survoltées.
Avec ce second disque, dont la moitié regorge de tubes en puissance (Roll With It, Wonderwall, Don’t Look Back in Anger, etc.), Oasis détenait encore entre ses mains le feu sacré de la pop britannique et prouvait de bien belle manière que son succès était loin d’être éphémère.