Utiliser la voix des autres, recycler les samples et les boucles rythmiques "empruntées", a toujours été le fort de Liam Howlett qui, depuis 1992, année de la parution d'Experience, sévit trompeusement sous le nom de The Prodigy. Pour ce quatrième album, soucieux de se démarquer du reste de sa discographie déjà conséquente, Howlett a choisi le retour à ses sources musicales (les mouvements breakbeat et drum'n'bass), mais s'est néanmoins offert les timbres de Liam Gallagher, Juliet Lewis, Kool Keith ou Princess Superstar. Toujours très remonté (Spitfire), maîtrisant sci-funk (Memphis Belle) et old skool (Girls), fricotant avec le psychobilly (Get Up Get Off) et se payant même le luxe de pousser le loop de basse de Thriller dans des retranchements que Michael Jackson n'aurait jamais soupçonné (The Way It Is), Howlett confirme qu'il reste un beau diable de créateur, bien décidé à ne jamais retourner dans sa boîte. La preuve, comme Nirvana, il n'hésite pas à s'accaparer le mythique Love Buzz de Shocking Blue qu'il transforme en un Phoenix brutal et hypnotique.
Pour certains le premier disque de Leftfield est le plus important album techno de tous les temps. C'est dire si leur deuxième opus était attendu. Et il aura fallu être patient. Neil Barnes et Paul Daley ont pris cinq ans pour peaufiner ce "Rhythm And Stealth". Le résultat est l'un des plus puissants concentrés d'electro reggae qu'il nous ait été donné d'entendre. Avec en prime un single dévastateur en collaboration avec Afrika Bambaataa, le pionnier du hip hop et l'instigateur de la Zulu Nation. Qu'on soit fan de techno, de dub, de reggae ou d'electro, on se retrouvera tous sur le dancefloor de Leftfield.
Utiliser la voix des autres, recycler les samples et les boucles rythmiques "empruntées", a toujours été le fort de Liam Howlett qui, depuis 1992, année de la parution d'Experience, sévit trompeusement sous le nom de The Prodigy. Pour ce quatrième album, soucieux de se démarquer du reste de sa discographie déjà conséquente, Howlett a choisi le retour à ses sources musicales (les mouvements breakbeat et drum'n'bass), mais s'est néanmoins offert les timbres de Liam Gallagher, Juliet Lewis, Kool Keith ou Princess Superstar. Toujours très remonté (Spitfire), maîtrisant sci-funk (Memphis Belle) et old skool (Girls), fricotant avec le psychobilly (Get Up Get Off) et se payant même le luxe de pousser le loop de basse de Thriller dans des retranchements que Michael Jackson n'aurait jamais soupçonné (The Way It Is), Howlett confirme qu'il reste un beau diable de créateur, bien décidé à ne jamais retourner dans sa boîte. La preuve, comme Nirvana, il n'hésite pas à s'accaparer le mythique Love Buzz de Shocking Blue qu'il transforme en un Phoenix brutal et hypnotique.