Clin d’œil à Camille, les disques des filles sont souvent comme leur sac. On y trouve des choses mais rarement ce qu’on cherche. Celui de Pauline Croze abrite, en plus d’un téléphone portable certainement plus difficile à atteindre lorsqu’il sonne, et d’un boîtier de poudre libre ouvert le plus souvent, une douzaine de drôles de chansons plutôt tristes mais singulièrement attachantes. Repérée par l’ex-manageuse d’Étienne Daho (Edith Fambuena à la production terne, Doriand pour un texte, Zdar au mixage), Pauline a des velléités d’auteur et écrit comme elle rumine en faisant jouer les mots et s’entrechoquer leur sens. Certainement un poil mal dans sa peau (un signe de lucidité…), elle disserte au son d’un folk poussiéreux parfois chaloupé par des rythmiques venues du Sud qui l’éloignent de la consensuelle nouvelle chanson française.
Elle traîne mieux sa drôle de voix sur Mise à nu (écrite par Mickaël Furnon de Mickey 3D), Jeunesse affamée, Je suis floue ou Mal assis que sur les autres, mais ce premier album a au moins le mérite de ne sonner comme aucun autre. Un peu comme le nouveau Camille.
Clin d’œil à Camille, les disques des filles sont souvent comme leur sac. On y trouve des choses mais rarement ce qu’on cherche. Celui de Pauline Croze abrite, en plus d’un téléphone portable certainement plus difficile à atteindre lorsqu’il sonne, et d’un boîtier de poudre libre ouvert le plus souvent, une douzaine de drôles de chansons plutôt tristes mais singulièrement attachantes. Repérée par l’ex-manageuse d’Étienne Daho (Edith Fambuena à la production terne, Doriand pour un texte, Zdar au mixage), Pauline a des velléités d’auteur et écrit comme elle rumine en faisant jouer les mots et s’entrechoquer leur sens. Certainement un poil mal dans sa peau (un signe de lucidité…), elle disserte au son d’un folk poussiéreux parfois chaloupé par des rythmiques venues du Sud qui l’éloignent de la consensuelle nouvelle chanson française.
Elle traîne mieux sa drôle de voix sur Mise à nu (écrite par Mickaël Furnon de Mickey 3D), Jeunesse affamée, Je suis floue ou Mal assis que sur les autres, mais ce premier album a au moins le mérite de ne sonner comme aucun autre. Un peu comme le nouveau Camille.