Mondialement reconnu avec « Khmer », paru en 1997, Molvaer a poursuivi son exploration d'un certain jazz électronique avec « Solid Ether ». Fort de sa réussite, et comme pour boucler la boucle, il a décidé de confier sa musique à quelques « remixers », tels que Cinematic Orchestra, Deathprod ou encore Bill Laswell. On retrouve donc la plupart des thèmes de son dernier opus pris comme matériau de base à un travail fouillé sur l'architecture sonore initiale, souvent augmentée de nouveaux sons, voire d'instruments.
Sans doute influencés par la musique de Molvaer, l'ensemble des intervenants prend le temps d'installer un climat en début de morceau, avant de lancer un rythme (un beat) qui donne aussitôt une impulsion, souterraine ou franchement marquée, jamais agressive, et évite toute ambiance figée.
Au gré de ces nouveaux thèmes se dégagent des sensations de voyages imaginaires, d'espaces lointains aux couleurs multiples, toujours avec une touche chaleureuse due à la sonorité du trompettiste, qu'il reste en avant ou ne soit que suggéré, mais dont l'esprit est toujours respecté.
Mondialement reconnu avec « Khmer », paru en 1997, Molvaer a poursuivi son exploration d'un certain jazz électronique avec « Solid Ether ». Fort de sa réussite, et comme pour boucler la boucle, il a décidé de confier sa musique à quelques « remixers », tels que Cinematic Orchestra, Deathprod ou encore Bill Laswell. On retrouve donc la plupart des thèmes de son dernier opus pris comme matériau de base à un travail fouillé sur l'architecture sonore initiale, souvent augmentée de nouveaux sons, voire d'instruments.
Sans doute influencés par la musique de Molvaer, l'ensemble des intervenants prend le temps d'installer un climat en début de morceau, avant de lancer un rythme (un beat) qui donne aussitôt une impulsion, souterraine ou franchement marquée, jamais agressive, et évite toute ambiance figée.
Au gré de ces nouveaux thèmes se dégagent des sensations de voyages imaginaires, d'espaces lointains aux couleurs multiples, toujours avec une touche chaleureuse due à la sonorité du trompettiste, qu'il reste en avant ou ne soit que suggéré, mais dont l'esprit est toujours respecté.
En quittant le label ECM pour une autre écurie du géant Universal, Emarcy, le trompettiste norvégien reste fidèle à son esthétique crépusculaire, où la mémoire du Miles Davis des années électriques croise les brumes de Jon Hassell. De voyage en dérive, de boucle lancinante en escapade improvisée, rien ne manque, de ce qui fait désormais sa marque. Tout ce qui se conjugue au présent, entre pop, techno et impro de jazz trouve ici son plein épanouissement. Comme toujours, et plus que jamais, envoûtement garanti. Une preuve, définitive, que lyrisme et technologie sonore font décidément bon ménage.
Cet album est envoutant, mélange subtil de Jazz et d'Electro ! Song Of Sand se démarque ! La trompette magique du Norvégien se fait tour à tour douce et rageuse! Ayant eut la chance de le voir, lui et sa formation en concert, cette musique prend toute sa dimension en live ! Un bel artiste !
En 1998, le trompettiste norvégien Niels Petter Molvær signait son premier disque sous son nom, "Khmer", qui associait en un audacieux mélange des genres les capacités d'improvisation du jazz à toutes sortes de dérivés de la pop, la drum'n'bass, la techno, l'ambient et la jungle. Suite à de nombreux concerts, sa musique a gagné en force et vigueur. Sa trompette lunaire chante, vagabonde entre les rythmes obsédants et autres programmations électroniques. On imagine alors Miles Davis (sa sonorité n'est pas sans y faire penser) qui, s'il était de ce monde, se serait très probablement lancé dans ce type d'expérimentations. Ce disque est l'une des voies possibles les plus réjouissantes pour le jazz d'aujourd'hui et de demain.