"Out to Lunch" est sans conteste l'un des chefs-d'oeuvre du jazz hard bop, mais un hard bop qui tente de dresser une passerelle vers le free jazz, qui essaie tout simplement de construire une nouvelle grille de lecture. Sur cet album, les partenaires de Dolphy tiennent un rôle essentiel : on pense en particulier au batteur Tony Williams (17 ans !) qui s'apprêtait déjà à jouer en compagnie de Miles Davis. Bobby Hutcherson, au vibraphone, dévoile un jeu percussif d'une impressionnante cohésion, et les deux autres joueurs, Freddie Hubbard (trompette) et Richard Davis (contrebasse) sont au diapason du saxophoniste. Rarement un jeu collectif n'a pu aller aussi loin dans l'abstraction et la recherche. Disque difficile mais essentiel, "Out to Lunch" est l'un des piliers d'un free jazz qui s'ignore encore.
Contre-basse Charlie Haden
Trompette Don Cherry
Trombone Roswell Rudd
Piano Carla Bley
Percussions Paul Motian
Saxophone ténor Gato Barbieri
Charlie Haden, au cours de sa longue carrière, a eu la possibilité de collaborer avec de nombreux artistes. Mais ce "Liberation Music Orchestra" représente sans doute la quintessence d'une époque, d'un lieu et d'un esprit. L'époque est l'année 1969, année de révolte et de contestation qui voit Haden, comme d'autres artistes, vouloir s'impliquer dans la revendication politique. Le lieu fantasmé, fétichisé, est l'Espagne, celle de la guerre civile de 1936-39 des républicains contre les franquistes. Haden s'en inspire pour lancer son projet. L'esprit, c'est une joyeuse symphonie et une dynamique de groupe qui conduit le contrebassiste à s'entourer de nombreux amis libertaires : Paul Motian, Hans Eisler, Gato Barbieri, Dewey Redman, Don Cherry et bien sûr Carla Bley, qui participe beaucoup à l'écriture et aux arrangements de l'album.
"Out to Lunch" est sans conteste l'un des chefs-d'oeuvre du jazz hard bop, mais un hard bop qui tente de dresser une passerelle vers le free jazz, qui essaie tout simplement de construire une nouvelle grille de lecture. Sur cet album, les partenaires de Dolphy tiennent un rôle essentiel : on pense en particulier au batteur Tony Williams (17 ans !) qui s'apprêtait déjà à jouer en compagnie de Miles Davis. Bobby Hutcherson, au vibraphone, dévoile un jeu percussif d'une impressionnante cohésion, et les deux autres joueurs, Freddie Hubbard (trompette) et Richard Davis (contrebasse) sont au diapason du saxophoniste. Rarement un jeu collectif n'a pu aller aussi loin dans l'abstraction et la recherche. Disque difficile mais essentiel, "Out to Lunch" est l'un des piliers d'un free jazz qui s'ignore encore.
L'une des nombreuses réjouissances d'Albert Ayler en public, captée par le disque. Ce concert fut enregistré en deux fois, lors de concerts à New York. Si les performances du saxophoniste n'étaient pas toujours appréciées à leur juste valeur, on doit ici reconnaître que l'Américain dévoile un jeu d'une grande finesse, symbole d'une recherche poussée sur le rôle de chaque instrument qui l'entoure. La large palette de couleurs sonores est étonnante de la part d'une section aussi restreinte. Bref, ce "Live in Greenwich Village" est l'un des monuments du free en concert.
A corps, mais surtout à cris : ainsi pourrait-on évoquer le chant pharoaphonique, touchant, à coups de spirales brûlantes, au plus près de l'émotion brute. The Creator Has A Master Plan: 32 minutes et 45 secondes d'éruption volca(so)niques pour tenter de tutoyer Celui d'en haut. Lave de ténor, éboulements de percussions, convulsions vocales - Leon Thomas, hallucinant/halluciné, maître du yodler incantatoire... Un disque (de) fou(s) comme on n'en fait plus.
Saxophone ténor Pharoah Sanders
Contre-basse Ron Carter
Piano Lonnie Liston Smith
Flûte James Spaulding
Batterie Billy Hart
Percussions Leon Thomas
Contre-basse Workman Reggie