Malgré les nombreuses critiques lors de sa sortie en 78, qui le décrivait comme trop soft et pas assez engagé, cet album est un coup de génie dans la prolongation logique de Exodus, reflétant l'amour et le pouvoir de la philosophie. L'indéniable talent de Bob se ressent autant dans ses mélodies que dans son interprétation. Une ambiance éthérée, mais profonde, tout le monde devrait l'avoir dans sa discothèque !
"Groovin Kingston 12", formidable coffet de 3 CD, propose près de 70 titres parmi les 211 que Bob Marley et ses Wailers ont enregistrés pour le label Jad Records entre 1967 et 1972. Souvent, on a associé le succès de Bob Marley au talent de son découvreur présumé, Chris Blackwell. Mais si le fondateur du label Island, façonneur d'un son qui abolira toutes les frontières, est bien responsable de la réussite de Marley au plan internationale, c'est Danny Simms, patron de JAD Records qui a su, le premier, décelé le talent du génial musicien. D'une richesse et d'une fraîcheur incomparables, cette sélection permet de (re)découvrir de nombreux titres rares et inédits mais également des premières versions de chansons devenues très populaires par la suite, dans des versions plus orthodoxes : "Concrete Jungle", "Lively Up Yourself", "Stir It Up" ou "Satisfy My Soul".
L'avantage de ce concert de la tournée Legalize It, c'est qu'il ne propose pas que les morceaux de ce même album : on a droit à des titres plus ou moins rares comme Mark Of The Beast et Babylon Queendom ainsi que Steppin Razor de l'album Equal Rights qui n'était pas encore sorti à l'époque de ce concert. Les musiciens ont du punch et les morceaux les plus anciens comme 400 Years retrouvent une nouvelle fraîcheur. Très intéressant.