C’est à partir de séquences live mais également d’images prises sur le vif d’un artiste à la générosité déjà légendaire que le photographe-cinéaste Danny Clinch a réalisé ce portrait de Ben Harper, sur la route et dans la « vraie » vie. Bénéficiant de sous-titres en français, le DVD très attendu confirme aussi la disparité musicale et la qualité des multiples engagements (en faveur de la cause tibétaine notamment) d’un artiste sans frontière, concerné par l’environnement sous toutes ses formes, et d’une discrétion exemplaire. Le concert donné à Claremont (Californie) avec ses Innocent Criminals le montre brassant les styles et les genres (folk, blues, soul, rock) avec l’aisance de ceux que seule une foi inébranlable en leur art caractérise.
Sur la pochette, un visage grimace de douleur derrière un rideau de flammes infernales. Le titre veut dire "bats-toi pour ton esprit", et l'album débute par une chanson nommée "oppression". Ben Harper sortait avec ce deuxième album son essai le plus engagé, celui où l'influence de son idole Bob Marley se ressent le plus, dans le fond plutôt que dans la forme. Avec "Ground On Down", Harper électrifie pour la première fois salement sa guitare Weissenborn (guitare faite d'une seule partie de bois évidé, que l'on joue à l'horizontale, et uniquement fabriquée avant guerre), et son chant, curieux amalgame de yodels, falsettos et grognements soul, s'énerve sensiblement. Au final, un album engagé mixant plusieurs aspects des musiques noires américaines (soul, blues, funk et musique de la Nouvelle-Orléans).
C’est à partir de séquences live mais également d’images prises sur le vif d’un artiste à la générosité déjà légendaire que le photographe-cinéaste Danny Clinch a réalisé ce portrait de Ben Harper, sur la route et dans la « vraie » vie. Bénéficiant de sous-titres en français, le DVD très attendu confirme aussi la disparité musicale et la qualité des multiples engagements (en faveur de la cause tibétaine notamment) d’un artiste sans frontière, concerné par l’environnement sous toutes ses formes, et d’une discrétion exemplaire. Le concert donné à Claremont (Californie) avec ses Innocent Criminals le montre brassant les styles et les genres (folk, blues, soul, rock) avec l’aisance de ceux que seule une foi inébranlable en leur art caractérise.
"With My Own Two Hands" comme à Kingston, "When It's Good" remonté du Delta ou "Diamonds On The Inside", folk-rock susceptible de s'immiscer sur toutes les ondes et les lèvres du monde, Ben Harper continue de séduire en jouant le pluralisme. Le reggae, le blues, le rock en bois et le folk assis sont ses vraies valeurs et, lorsqu'il ose titiller le psychédélisme ("Touch From Your Lust") ou pousser la mélodie vers des nuages de cordes et d'accordéon ("When She Believes"), ce singer-songwriter déterminé parvient presque à émouvoir. Crédible comme Lenny Kravitz lorsqu'il affirme que "c'était mieux avant", Ben Harper n'en reste pas moins concerné par aujourd'hui ("Temporary Remedy"), même si les chroniques amoureuses transies au pied levé ("She's Only Happy In The Sun") se révèlent sa spécialité.
Ben Harper, The Blind Boys of Alabama - Live at then Apollo. En 2004, Ben Harper a créé l’événement en enregistrant avec les Blind Boys Of Alabama, un groupe vocal invité au début et à la fin de ses shows au cours de sa dernière tournée européenne. Parce que Ben Harper ne fait jamais les choses à moitié ou sans passion, There Will Be A Light a pris des allures d’authentique collaboration, chacun contribuant à des titres essentiellement originaux, ou mettant un point d’honneur à revisiter avec brio Well, Well, Well de Bob Dylan et Danny O’Keefe. Ce concert, enregistré l’an passé au mythique Apollo de New Harlem, permet d’apprécier la fructueuse collaboration en live. Le show démarre par l’instrumental 11th Commandment puis Harper et ses prestigieux invités se consacrent à leur répertoire commun. Ils le laissent ensuite seul sur les planches pour une partie acoustique qui précède un retour des bouillants Innocent Criminals (le groupe de Ben). De la soul pop et moderne, à même le chaudron.
Chez lui ou presque, dans l'amphithéâtre légendaire de Los Angeles, où jouèrent avant lui les Beatles et tant d'autres artistes, Ben Harper laisse libre cours à son talent au gré de ces quinze morceaux fulgurants, agrémentés d'images tournées en coulisse et en balance, ainsi que de clips extraits de Diamonds on the Inside. Bonus ** Une galerie de photos, des images tournées en coulisses et pendant la balance agrémentent ce concert.