Avec ce double live, Murat franchit un cap définitif dans son évolution musicale. Après les petites mélodies adolescentes et les chansons mélancoliques charpentées, l'Auvergnat affronte le public dans une formule inédite, minimaliste et libérée des effets de scène classiques. Persuadé que sa voie se trouve à mi-chemin entre la simplicité folk d'un Neil Young et les ascencions célestes du Pink Floyd, il réforme ici l'ensemble de son répertoire pour le glisser dans des tournures électroniques artisanales. Balançant entre l'appel du vide psychédélique et l'atmosphère des veillées hivernales, les chansons de Murat prennent une nouvelle épaisseur et annoncent la tonalité de futures aventures musicales.
Oubliés les sarcasmes de ses débuts (Suicidez-vous le peuple est mort), les synthétiseurs évanescents de « Cheyenne Autumn », le spleen régionaliste du « Manteau de pluie » et l’incartade texane de « Mustango », le Murat d’aujourd’hui fait dans la dentelle musicale qui, finalement, a toujours été sa spécialité. Sans prise de tête ni concession, ce disque simple, sain de corps et d’esprit, le montre en poète rock, un rôle certainement pas à contre-emploi qu’un manque de conviction aurait pu l’empêcher d’incarner. Avec deux musiciens et en une demi-journée, l’Auvergnat revenu de tout et las de jouer l’objet du culte, a troussé onze chansons de plus, audacieuses dans le fond malgré la rigueur de la forme. L’amour qui passe, Foule romaine ou Le Monde intérieur, produites tout en finesse par leur instigateur, fonctionnent immédiatement, uniquement portées par des entrelacs de cordes électrisées et un chuintement rythmique.
Toujours capable de hanter le Top 50 (L’Au-delà), Murat chante les choses comme il les pense (Baby carni bird). Le plus souvent, il arrête la vie quand elle passe, le temps d’en faire une chanson faussement légère (Libellule) avant de lui rendre sa liberté.
Avec ce double live, Murat franchit un cap définitif dans son évolution musicale. Après les petites mélodies adolescentes et les chansons mélancoliques charpentées, l'Auvergnat affronte le public dans une formule inédite, minimaliste et libérée des effets de scène classiques. Persuadé que sa voie se trouve à mi-chemin entre la simplicité folk d'un Neil Young et les ascencions célestes du Pink Floyd, il réforme ici l'ensemble de son répertoire pour le glisser dans des tournures électroniques artisanales. Balançant entre l'appel du vide psychédélique et l'atmosphère des veillées hivernales, les chansons de Murat prennent une nouvelle épaisseur et annoncent la tonalité de futures aventures musicales.
Nomination aux Victoires de la musique 2005 : album de pop/rock de l'année Quelques mois seulement après la parution du DVD musical "Parfum d'acacia au jardin", le plus prolifique des Auvergnats est déjà de retour avec ce projet concocté avec Fred Jimenez, son bassiste depuis "Le Moujik et sa femme". L'ex-AS Dragon, compositeur de toutes les chansons ici, a mis en musique des textes de Jean-Louis Murat que ce dernier semble prendre énormément de plaisir à interpréter avec Jennifer Charles, du groupe Elysian Fields, qui avait déjà prêté sa voix au très réussi "Jim" sur "Mustango". Dans une veine plus pop londonienne qu'à l'accoutumée, Murat déroule le fil de ses vers de faux solitaire et de vrai poète ("Le temps qu'il ferait", "Une orgie de sainteté", "Petite luge"), le temps d'une respiration à trois qui met en exergue sa générosité d'homme et d'artiste.
Les albums de Jean-Louis Murat se suivent (de près) mais ne se ressemblent pas (du tout). Quelques mois seulement après la parution de "A Bird On A Poire", déjà publié dans la foulée du DVD live "Parfum d'acacia au jardin", le plus prolifique des Auvergnats réitère avec ce projet concocté avec Fred Jimenez, son partenaire depuis "Le Moujik et sa femme". L'ancien As Dragon, se cantonne cette fois dans son rôle de bassiste, Murat ayant composé seul ces quatorze chansons dont la plupart lui ont été inspirées par la littérature russe du XIXe siècle. Suite pas si simple (parce que Murat ne l'est pas...) du "Moujik...", "Moscou" résonne de comptines écrites à l'encre sombre par un chanteur aux yeux clairs, en pleine possession de son art, ou Pierre Jean de Béranger, un poète-chansonnier français méconnu mort en 1857. Griffées d'arrangements de cordes aussi nobles que subtils, les chansons de "Moscou" coulent sans effort (guitare, basse, batterie) et certaines bénéficient des présences remarquables de Carla Bruni et Camille, invitées dont les timbres se fondent dans l'univers musical d'un Murat désormais sans frontières.
Un voyage américain, des sonorités de bois et une nouvelle grâce : Murat s'internationalise et trouve dans le rock " indé " américain une nouvelle motivation de chanter.