La tête dans l’étendue du ciel, les pieds dans la réalité, Tarmac (autour de deux des Louise Attaque) a choisi la musique pour exprimer ses ressentis. L’émotion est omniprésente et la maîtrise instrumentale est impressionnante. Exigence aussi, pour les mots dits et ceux qui ne le sont pas. Tarmac est un lieu ouvert, où la circulation est libre. Pas de méprise, la simplicité et la gentillesse sont de la partie ! Concert au Réservoir à Paris 2003
Après « L'Atelier » (2001), Tarmac passe à un album plus dense, plus arrangé. La raison est simple : le groupe s'est agrandi au cours de la tournée. Joseph Dahan, Philippe Almosnino et Yvo Abadi ont rejoint Gaëtan Roussel et Arnaud Samuel et ont tout naturellement amené leur lot de nouvelles idées. Il aura fallu cinq semaines de studio pour transformer et lisser les bouts de séquences musicales accumulés sur les ordinateurs de leur local entre deux concerts. Le résultat est à la hauteur des espérances : boucles enivrantes, quasi hypnotisantes (notamment sur Je cherche), à tel point que le groupe se risque à des plages uniquement musicales (Du velours et Tout à côté). La poésie politique est, elle, toujours autant présente : deux poèmes de Walt Whitman viennent pimenter l'album (Notre époque et Chaque ville) et le Post Scriptum de Fernando Pessoa enfonce le clou de la différence.