« Band of Gypsies » est le quatrième album de cette formation roumaine. Il se présente comme un bilan idéal de cette formation fantasque mais toujours authentique, qui a tant œuvré pour la reconnaissance de la musique tsigane en Europe.
Enregistré à l’occasion de trois concerts, cet album est en réalité une mosaïque de musiques, puisque des invités viennent accompagner l’orchestre roumain : le Koçani Orkestar de Macédoine, le clarinettiste bulgare Filip Simeonov ou le percussionniste turc Tarik Tuysuzoglu.
Il en résulte un magnifique voyage musical, qui s’enfonce dans les tréfonds d’un imaginaire tsigane dense et coloré. Il faut noter que les thèmes ici présents sont inédits (une attention rare), avec en prime des solistes et des chanteurs au sommet de leur forme.
De nouveaux musiciens se joignent au Taraf, orchestre à géométrie variable. Et pour la première fois, une chanteuse intègre le groupe, apportant une touche de sensualité inédite à cette merveilleuse musique.
Pour Nicolae Neascu (violon) et ses complices s’ouvre un nouveau chapitre, encore plus contrasté, d’une folle aventure rythmées par des accordéons débridés. Et toute la folle poésie de l’Europe centrale éclate soudain…
"Honorables brigands, chevaux magiques et mauvais oil" : tout semble être dit dans ce titre mystérieux. Un peu d'atmosphère de ce village roumain (Clejani) où vit la troupe tsigane du Taraf de Haïdouks (le "groupe de bandits justiciers" !) est distillée dans ce deuxième album du groupe, amoureusement produit par le Belge Stéphane Karo, qui un jour s'est pris de passion pour leur musique survoltée et émouvante. Mené par les deux chanteurs et violonistes Nicolae Neacsu et Ion Manole, le Taraf se promène au gré d'une inspiration aussi soudaine que jaillissante : chansons d'amour, ballades, danses, mélodies tsiganes... La particularité de cette troupe est de pouvoir recueillir des artistes de 18 à plus de 70 ans ! Une vraie entreprise trans-générationnelle. Et tout simplement l'un des meilleurs disques de musique tsigane.
En 1991, les amateurs de musiques du monde découvrent le Taraf de Haïdouks, orchestre roumain du village de Clejani, non loin de Bucarest, en Valachie pour être très précis. Et l’histoire d’amour est immédiate : tourbillons enfiévrés, violons et accordéons en transe, ballades mélancoliques… avec ce premier album vient le temps des Gitans.